La personne responsable technique pour la pharmacovigilance

Tout titulaire de l'autorisation en Suisse doit désigner une personne responsable technique pour la pharmacovigilance, en bref la RPPV. La base est l'art. 65 OMéd. Elle doit disposer de connaissances approfondies démontrables en pharmacovigilance, être joignable pendant les heures ouvrables suisses et servir d'interlocutrice de Swissmedic. Aucun domicile en Suisse n'est exigé.

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Qu'est-ce que la RPPV?

La RPPV est la personne nommément désignée qui assume la responsabilité technique du système de pharmacovigilance d'un titulaire de l'autorisation suisse. Elle libère les cas, décide des signaux, signe les PSUR et répond à Swissmedic. Le rôle est ancré à l'art. 65 OMéd, et dans le contexte de l'autorisation d'exploitation également à l'art. 12 OAMéd. Il n'est pas identique à la QPPV européenne: la Suisse ne participe pas à EudraVigilance.

Qui peut être RPPV?

L'OMéd ne cite aucun diplôme précis, mais exige des connaissances approfondies démontrables en pharmacovigilance. En pratique, cela signifie une formation scientifique ou médicale, plusieurs années d'expérience opérationnelle, la connaissance du droit suisse et des processus ElViS, ainsi qu'une expérience des inspections. Les indications sont à fournir à Swissmedic sur demande.

  • Connaissances approfondies et démontrables en pharmacovigilance, attestées par le CV, les formations et des références
  • Maîtrise de la LPTh, de l'OMéd, des standards ICH et des voies de déclaration suisses, ElViS compris
  • Joignabilité pendant les heures ouvrables suisses, avec un service de piquet au-delà
  • Aucune exigence de domicile en Suisse, mais les détails sont à communiquer à Swissmedic sur demande
  • Pouvoir d'instruction suffisant pour libérer des déclarations et déclencher des mesures
  • Capacité linguistique d'agir envers Swissmedic et envers les personnes qui déclarent en Suisse

Tâches de la RPPV

Le rôle est matériel et non administratif. La RPPV a la vue d'ensemble du système, porte la responsabilité médicale des libérations et constitue le point où convergent les décisions de sécurité. Les huit tâches suivantes sont passées en revue une par une en inspection, le plus souvent sur l'exemple d'un cas concret.

  • Surveillance du système: processus, base de données, contrôle des délais, indicateurs
  • Revue médicale et libération des déclarations de cas avant transmission
  • Examen et signature des rapports périodiques de sécurité
  • Décision sur les signaux: validation, priorisation, mesure, clôture
  • Interlocutrice de Swissmedic, en inspection comme pour les demandes ponctuelles
  • Formation: définir les contenus, assurer la tenue des sessions, contrôler les attestations
  • Déviations et CAPA: analyse des causes, correction, contrôle d'efficacité
  • Organiser la suppléance et assurer une transmission traçable lors d'un changement

RPPV et QPPV en comparaison

Les deux rôles se ressemblent par leur fonction et diffèrent sur presque chaque détail formel. Qui n'inscrit pas ces différences dans ses procédures conduit la Suisse comme une annexe de l'UE et produit exactement les constats qu'une inspection recherche. Le tableau résume les sept points pertinents.

Comparaison de la RPPV suisse et de la QPPV européenne
CritèreRPPV SuisseQPPV UE
Base légaleArt. 65 OMéd, contexte art. 12 OAMédDirective 2001/83 et module GVP I
RegistreNomination communiquée à SwissmedicInscription dans l'enregistrement EudraVigilance
Base de donnéesElViS, passerelle ou portailEudraVigilance
DomicileNon prescritDomicile et activité dans l'UE ou l'EEE
JoignabilitéHeures ouvrables suisses, piquet au-delàPermanente, vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Point de contactInterlocutrice de Swissmedic pour le portefeuille suissePoint de contact unique pour les autorités de l'UE
SuppléanceÀ régler et à documenterÀ désigner formellement, avec un profil équivalent

Suppléance et couverture des vacances

La suppléance est le constat isolé le plus fréquent. Le schéma typique: une RPPV nommée, mais une remplaçante sans formation équivalente, sans accès ElViS propre et sans procès-verbal de remise. Si la RPPV manque deux semaines, les délais de 15 jours continuent de courir et personne ne libère. La preuve repose sur trois éléments.

  1. Désigner nommément une suppléante, avec une qualification équivalente et son propre cahier des charges.
  2. Créer un rôle ElViS et des droits de base de données propres à la suppléante, jamais des accès partagés.
  3. Établir un procès-verbal de remise en cas d'absence: cas ouverts, délais en cours, signaux ouverts, PSUR en cours.
  4. Fixer par écrit le service de piquet hors des heures ouvrables, avec numéro d'appel et voie d'escalade.
  5. Vérifier chaque année que la nomination, la formation et les accès de la suppléante sont encore à jour.

Internaliser ou externaliser?

La décision dépend de cinq grandeurs: le volume de cas, le nombre d'autorisations, les exigences linguistiques, la joignabilité requise et l'expérience des inspections déjà acquise. En dessous d'une cinquantaine de cas par an et avec peu d'autorisations, une fonction RPPV interne avec suppléance n'est ni économique ni résistante aux absences.

Critères de décision entre solution interne et externalisation
CritèrePlaide pour l'internePlaide pour l'externalisation
Volume de casÉlevé et constant, équipe déjà en placeFaible ou fortement fluctuant
AutorisationsPortefeuille suisse importantUne à quelques autorisations
LanguesAllemand, français et italien couverts en interneUne seule langue disponible en interne
JoignabilitéOrganisation de piquet existanteAucune disponibilité hors des heures de bureau
Expérience des inspectionsPlusieurs inspections suisses accompagnéesAucune expérience avec Swissmedic

Questions fréquentes

  • Notre QPPV européenne peut-elle être aussi RPPV suisse?

    En pratique oui, pour autant que la personne remplisse les exigences suisses. Le rôle suisse doit toutefois être désigné séparément, documenté par un cahier des charges propre et joignable de manière autonome. Une nomination qui ne figure que dans le PSMF européen ne suffit pas envers Swissmedic.

  • La RPPV doit-elle habiter en Suisse?

    Non. Aucun domicile en Suisse n'est exigé. Sont exigées la joignabilité pendant les heures ouvrables suisses, un service de piquet au-delà et la capacité d'agir valablement envers Swissmedic. Les indications relatives à la personne sont à fournir sur demande.

  • La RPPV doit-elle être médecin?

    L'OMéd n'exige pas de diplôme déterminé, mais des connaissances approfondies démontrables en pharmacovigilance. La pharmacie, la médecine et les sciences naturelles sont les profils courants. Pour l'évaluation de la causalité et du rapport bénéfice risque, un accès à une compétence médicale est indispensable, en interne ou par contrat.

  • Comment annoncer un changement de RPPV?

    Le changement est à communiquer à Swissmedic, avec les indications sur la nouvelle personne et sur la suppléance. Réglez en parallèle la remise: cas ouverts, délais en cours, signaux ouverts, droits sur la base de données et sur ElViS. Un changement de RPPV est un motif classique d'inspection.

  • La RPPV peut-elle cumuler d'autres fonctions?

    Oui, tant qu'aucun conflit d'intérêts n'apparaît et que le temps est réellement disponible. Les combinaisons avec une responsabilité de vente ou de marketing sont jugées de manière critique. Le cumul avec la personne responsable technique selon l'OAMéd est courant et sans problème si la capacité est démontrée.

  • Que vérifie Swissmedic au sujet de la RPPV?

    La nomination, le CV et les attestations de formation, le cahier des charges, la joignabilité réelle, la suppléance avec ses propres accès, ainsi que des exemples de décisions: cas libérés, PSUR signés et signaux clôturés avec une motivation écrite.

Sources

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